DOPPLeR, groupe absolument mythique et indispensable de la scène NOISE française, revient après 15 ans de « silence discographique », avec l’album « Pourquoi ce disque? ».
La musique de DOPPLeR s’inscrit dans la tradition noise / math-rock / post-hardcore française des années 2000, avec des compositions tendues, sèches, angulaires. Leur son repose sur une basse massive et distordue, souvent en motifs répétitifs, une guitare tranchante aux attaques franches et saturations abrasives, et une batterie très physique, marquée par des ruptures soudaines, des mesures asymétriques et des montées en pression typiques du genre.
Pas d’arrangements décoratifs, pas d’effets superflus : DOPPLeR travaille une matière sonore brute, proche de ce que peuvent proposer Unsane, Shellac, The Young Gods ou certains groupes de l’écurie Skin Graft / Touch & Go. Les voix — parlées, scandées, criées — surgissent par moments, comme une couche supplémentaire de tension.
En concert, le groupe développe un son dense, frontal et précis, sans débordement incontrôlé : un mur rythmique net, construit, soutenu par un travail de façade historique au sein du groupe (sonorisé par La Fraise) et des lumières taillées pour l’impact. On n’y vient pas pour la contemplation : on y vient pour vivre une musique qui frappe, pousse, secoue, et reste dans le corps longtemps après le concert.
5/4 break, 7/8, … prout prout… 13/4 BREUUUUUH… (du bruit)… 3/4
Mais il est où, le refrain ???
On pourrait simplement dire que Ni est un groupe de rock instrumental. On pourrait juste dire ça, se servir un bon café et contempler la pochette de leur dernier album en croyant profiter du balcon. On pourrait juste se réjouir que le printemps revienne et qu’on entende les oiseaux chanter tout l’après-midi. On pourrait même se dire qu’on l’a bien mérité, ce moment-là.
Mais pour compliquer un peu, on peut aussi dire que Ni est un monstre à quatre têtes. Le grand méchant Ni a quitté les routes rectilignes du département de l’Ain – d’où il vient – pour vivre dans un monde complexe, rythmé par des sons électriques et des polyrythmies mouvantes. Dans son temple, les hurlements du quatuor font vibrer les vitres, une nervosité stupéfiante maintient les murs debout, et des fondations solides chassent définitivement tout doute sur la pérennité de cette étrange architecture sonore.
https://www.la-tannerie.com/agenda/doppler-ni/

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